Mon atelier mobile et mon matériel de voyage
Une partie de l’année, je crée sur la route, dans l’esprit nomade du voyage, et l’autre, je retrouve mon atelier à Montréal pour donner suite à mes élans créatifs. Une partie de mon art est donc née de l’instant et de l’imprévu, l’autre s’approfondit dans le temps et la réflexion. Ici, je vous présente l’aspect plus nomade de ma pratique, tel qu’il se vit en voyage.
Le voyage est pour moi une source inépuisable de création il stimule ma création d’une manière unique. Qu’il s’agisse d’escales brèves ou de séjours prolongés, chaque voyage devient un terrain fertile où la création peut éclore.
Lorsque je pars sur la route, je ne cherche pas à reproduire un cadre préétabli : je laisse les lieux m’inviter à m’arrêter, à inventer mes propres résidences éphémères. Un endroit m’inspire ? Je prends le temps d’explorer les environs jusqu’à ce qu’une idée remonte à la surface. C’est à ce moment-là que je m’installe pour capter des images, en photos ou en vidéos, autour d’un concept qui naît librement, sans forcer. Mon art nomade est spontané : il se nourrit du territoire et de ce que je vis dans l’instant.
Le Lac Salé, Siwa Oasis, Égypte
Je peux créer des œuvres conceptuelles in situ. C’est de cette manière qu’ont vu le jour des séries comme La Chrysalide, Le rideau des sens, Fann / Laver ou Le voile des mémoires. Parfois, l’élan me pousse même à imaginer de véritables installations. De retour dans l’espace que j’ai choisi comme résidence temporaire, je peux poursuivre l’exploration : utiliser mes mini-projecteurs pour réaliser des photo-projections.
Mes créations sont profondément multidisciplinaires et très spontanées. Mon art nomade ne demande presque aucune préparation : c’est le territoire et les expériences vécues qui déclenchent l’idée et l’élan conceptuel. Tout mon matériel tient dans un sac à dos. Les objets complémentaires ? Je les trouve sur place, souvent liés à la culture locale et porteurs de sens.
Pratiquer l’art nomade, c’est aussi vivre une aventure sur le terrain, où les conditions se révèlent parfois difficiles, imprévues et marquées par une certaine austérité. Les gestes de création doivent sans cesse s’adapter, dans un cadre plus instable que celui de l’atelier fixe, plus routinier. Mais la liberté ressentie, la découverte de l’inconnu compensent largement ces contraintes. Se placer volontairement dans une zone d’inconfort devient alors une clé essentielle pour nourrir et maintenir le flot de l’inspiration.
En tuk-tuk sur la route de l’oasis de Siwa, au cœur du désert occidental égyptien, vers le lac salé. Entre désert et palmeraie, une parenthèse de voyage à ciel ouvert, bercée par le vent du désert.
En voyage, chaque détour, chaque rencontre, chaque silence peut devenir le point de départ d’une œuvre. L’art se vit alors comme une expérience en mouvement, libre et ouverte, toujours reliée aux lieux et aux instants traversés.
L’atelier nomade, le matériel
Tout mon équipement tient dans un sac à dos : MacBook, projecteur, cellulaire, trépied… Ce matériel minimaliste me permet de créer partout, et je complète souvent avec des objets trouvés sur place, liés à la culture locale. Ainsi, chaque projet porte déjà l’empreinte du lieu où il est né.


Résidence spontanée, studio de Niack Nackal, La petite côte, Sénégal.
Équipement nomade : mini projecteurs et trépieds, Macbook Air, téléphone cellulaire.
Pour aller plus loin dans l’exploration de mon art nomade
La quasi-totalité des créations proposées dans cette boutique, sont captées en voyage. Ici, je présente surtout mes photographies et mes photo-projections. Cette boutique est une fenêtre : un espace pour acquérir une partie de mon univers.
Certaines œuvres créées in situ, nées directement de ce travail nomade en voyage comme Fann / Laver ou Le voile des mémoires, se dévoilent davantage sur mon site d’artiste daniellelamontagne.art.
La Chrysalide, performance, photographies et vidéos, Danielle Lamontagne, 2024.

Le voile des mémoires, performance, photographies et vidéos, Danielle Lamontagne, 2025.